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Beethoven 307!

il y a 5 heures
2 min de lecture

J’ai toujours adoré Beethoven.


Cet esprit libre, anticonventionnel, un vrai caractère de cochon. Un misanthrope au grand cœur, un solitaire irascible plein d’amour et d’émotions fortes. Et sa musique, eh bien, c’est lui. Lui qui ne se contente jamais de ce qui est mais recherche constamment ce qui sera, qui explore d’œuvre en œuvre toujours de nouvelles limites, de rythmes, d’harmonies, de sons, d’instrumentations. Une recherche sans concession dans un monde qui se parait d’un post-classicisme de façade, qui portait aux nues Rossini et comprenait difficilement l’énigme de ce personnage peu commode.


Aujourd’hui l’on approche des 200 ans de sa mort, et la force, la violence, l’amour derrière ses notes (« The music behind the notes », nous disait toujours Maazel) me portent à vouloir honorer son envie de futur, l’énergie qu’il a semée et qui nous parvient claire et forte encore aujourd’hui.

De nouveaux instruments. Qu’il n’a pas connus. Le saxophone, grand incompris du XIXe, générateur de créativité populaire au XXe à travers le jazz, et enfin, lentement, peu à peu, « accepté » du bout des lèvres, avec plus de 100 ans de retard, par le beau monde depuis quelques décennies seulement. L’électronique. Même trajet : naissance dans la recherche informatique des années 70, développement fulgurant hors des cadres « classiques », et qui amorce depuis peu son intégration à l’instrumentation. Deux instruments qui représentent leur époque, incroyablement nouveaux par leurs sonorités et leurs possibilités de timbre, deux petites merveilles qui auraient fasciné notre Beethoven et sur lesquelles je n’ai aucun doute qu’il aurait travaillé avec passion.


Ainsi, je me suis immergé dans l’écriture de Beethoven 307. L’erreur 307, sur le web, c’est le déplacement temporaire d’un contenu vers une URL différente. C’est un peu ce que je fais avec Beethoven. Immergé dans les motifs de fond de sa Cinquième Symphonie et ses structures, je recompose une œuvre pour quatuor de saxophones, électronique et cordes. Un ensemble impossible à imaginer en 1808, mais qui fait dialoguer les instruments les plus classiques (les cordes) avec les plus grandes inventions des XIXe et XXe siècles.


Le résultat ? Voici un petit aperçu enregistré avant l’été dans notre beau château. Le reste ?... Ça vient ! ;-) Stay tuned !



 
 
 

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